Home | About Us | Mission Statement | Members | OEAS Actions | News | Consultative Organizations | Contact

OEAS

Dagara



The Dagara people are a distinct ethnic group in Ghana and Burkina Faso. They were separated by colonial borders and now seek to be reunited. The Dagara are represented at the OEAS by PRCD/OAD (Parti pour la Restauration de la Culture Dagara/Organisation pour l'Autonomie des Dagara).

Au centre de l'ouest-Afrique, de part et d'autre de la Volta Noire (appelée maintenant Mouhoun), ce fleuve qui a donné son nom à la Haute Volta (Burkina Faso), au niveau où elle sert de frontière entre ce pays et son voisin le Ghana, vivent les Dagara. Cette ethnie est actuellement scindée en deux, beaucoup plus par le style de colonisation que ses membres ont vécu de part et d'autre de l'actuelle frontière (français d'un cote, Anglais de l'autre), que par l'existence de la Volta (Mouhoun) dont le franchissement relativement facile ne constitue en rien une barrière de séparation. Malgré cette scission historique et politique, les Dagara n'ont rien perdu de leur unité au plan de leurs traditions socio-culturelles ; et bien qu'un vaste mouvement de migration ait contribué à éloigner dans l'espace et le temps les générations successives, le lien demeure ferme et solide entre Dagara du Burkina Faso et ceux du Ghana. C'est sur la base de cette unité culturelle que nous nous fondons pour parler des Dagara.

L'histoire des migrations montre le Dagara, un home allant ou partant, un homme toujours en train de partir, de lever le camp vers d'autres horizons inconnus. Les Dagara forment un groupe culturel patrilocal exogame pélerin. Les mossis sont leurs petits fils. L'écosystème des Dagara est un ensemble d'êtres vivants (corporels ou spirituels) et un ensemble d'éléments non vivants qui leur sont associées vitalement en un système global de société régie par un ensemble de lois et de règles sous forme d'institutions acceptées par tous les membres du groupe social. Les puissances invisibles ou visibles auxquelles s'adresse le culte dagara ne sont en aucune façon des divinités, mais bel et bien une manifestation du seul et unique WEN(Infini) injustement traduit par Nãamwin (Dieu). Ces puissances sont appelées bergers de WEN (Wen na-kyiinbε) chez le vrai Dagara, mais injustement traduit par bergers de Nãamwin (Nãamwin na-kyiinbε) dans le milieu chrétien Dagara.

Peuple de savane, les Dagara sont essentiellement des agriculteurs-éleveurs-chasseurs : l'homme Dagara se définit par les trois instruments et outils se rapportant à l'agriculture (kukur : manche à houe), à l'élevage (Ka-sog : cage à poules) et a la chasse (tã-migr : corde à arc).

Venus de l'autre coté des grandes eaux (terre Mu ? comme certains le disent où ils étaient de grands devins et élus par Kontonbili, êtres humains nains aux cheveux roux et longs, très érudits et possédant toutes les connaissances ; ils sont à la base des inventions et des techniques de la civilisation dagara), ils habitaient au bord de la mer à Accra. Une inondation a causé l'éclatement du groupe. Les habitants ont été obligés de s'enfuir vers Kumassi ou dominaient les Wmanpursi, Wmaplinpè qui les avaient accueillis à bras ouverts. Ils se trouvaient sous la domination de leur roi. Quelques années plus tard, ils retournèrent à leur lieu d'origine à Accra ou ils vivent jusqu'à nos jours. La plupart des Dagara sont restés à Kumassi sous la domination des Wmaplinpè.

A la longue un des cousins du roi avait voulu faire un coup d'état au roi pour le détrôner. Le roi envoya tous les Dagara sous sa domination à Wanki, Boualè, Wa et Tamale avec des fusils de pierre, à capsule, et même des fusils perfectionnés qu'il achetait à Londres. Parmi ces guerriers Dagara qui devaient faire barrière pour faire front contre son cousin, il y en avait un en qui le roi avait une confiance absolue. Il lui confia le leadership de toute sa troupe contre son cousin avec toutes les munitions nécessaires cachées sous une colline bien damée. Or cet homme Dagara en qui le roi avait confiance, était d'accord avec les cousins conspirateurs. En effet, l'armée du roi avait sous sa tutelle tous les villages ou villes ci-dessus citées. Arrive après coup le cousin du roi avec son armée.

Cet homme dagara, bras droit du roi, qui avait des armes de toutes catégories avec leurs munitions, avait conduit l'adversaire du roi, son propre cousin au lieu-dit ou les armes et les munitions étaient cachées. Le cousin du roi prit possession de ce lieu avec ses troupes. Cet homme dagara qui avait trahi le roi, pensait et ambitionnait de devenir un grand guerrier un jour dans tout le Ghana en cas de victoire du cousin du roi. Le roi Primpè était féticheur et son cousin musulman.

Dès le déclenchement des hostilités, les Dagara fidèles au roi prirent la fuite tout en gardant leur religion fétichiste à la suite du roi Primpè et s'éparpillèrent dans l'intérieur du Ghana. De ce fait, ils furent sans cesse en mouvement vers de nouvelles terres et d'espaces fertiles à conquérir. Ils sont devenus un peuple sédentaire après la pacification et la conquête coloniale au contact avec d'autres peuples avec lesquels ils sont obligés de composer. Les migrations se faisaient par grandes familles « Yie-dowru » avec des dates et couloirs d'arrivée différente sur le territoire burkinabe. On a deux sous groupes : les Dagara-Wiile(Wule) et les Dagara-lobr. Le Dagara ne savait pas gérer les hommes en dehors de ceux de sa propre famille (dowru ou dowlu) mais il était un tireur d'élite très habile à l'arc (surtout les wile ou wule) et occupait souvent par la force les terres des autres après des conflits armés « tε-taa » où il sortait souvent vainqueur à cause de ses flèches empoisonnées, véritables épouvantails de ses voisins et de ses ennemis en particuliers.

Mais la grande faiblesse du Dagara c'est qu'il n'est pas politique. Il est par contre très sociable, convivial, gentil et très bon, d'une bonté souvent et parfois « bon enfant ». Il passe son temps à faire du social et non pas de l'économique ou du politique. A cause de cela, il est souvent berné, « roulé dans la farine » et dupé par son partenaire ou son voisin immédiat. Et pour cela, il est très mauvais en négociation politique, et particulièrement c'est un très mauvais commerçant et gestionnaire. La notion d'épargne et de crédit lui échappe dans la mesure où il y a du Bien à faire autour de lui. Tous ses articles de commerce passent en troc pour cultiver les relations de bon voisinage avec les autres et les parents. Les transactions commerciales l'enrichissent plus en humanité qu'en affaires. Le commerce dagara l'enrichit en relations humaines et sociales plutôt qu'en affaires et gain économique. Il est très catégorique et franc et en cela très mauvais politicien et diplomate car il ne sait pas être de mèche, et il ne sait pas mentir. Son OUI ! Est toujours un OUI ! Sincère dans les relations sociales et son NON ! Un NON ! Non moins sincère avec ses collaborateurs au bureau ou avec ses partenaires dans l'exécution des projets de développement.

Le Dagara a eu maille à cheminer avec ses voisins dans l'histoire des migrations des peuples à cause de son caractère intransigeant et belliqueux toujours prêt tirer à son arc.